Notre initiative en faveur d’un Centre de santé public n’est pas isolée
Dans les Hautes Pyrénées, un « Collectif 65 pour un centre de santé public» regroupe des syndicats (CGT, FSU retraités, SUD Santé), des partis politiques ((PC,PS, FI, NPA, Generation’s), des associations (ATD Quart Monde, l’association des Familles laïques, le Planning familial , RESF, INDECOSA), des organisations citoyennes (représentants des usagers de l’hôpital, conseil citoyen) ainsi que des professionnels (médecins, assistantes sociales…).
Ce collectif défend la même conception du centre de santé que notre association, outil au service d’une autre politique de santé :
« Cette forme de médecine nous semble ainsi correspondre aux besoins de la population, aujourd’hui confrontée à la précarité et à la paupérisation, aux angoisses crées par ces situations.
Mais aujourd’hui ces différentes structures ainsi que la Sécurité sociale connaissent depuis des années des difficultés financières dues à la politique libérale d’austérité.
C’est pourquoi nous ne séparons pas notre lutte pour des centres de santé publics de celle pour l’instauration d’un autre système économique et social qui ne serait plus fondé comme aujourd’hui sur les profits des grands trusts et fonds de pensions qui règnent sur les cliniques privées et les grands trusts pharmaceutiques. Au contraire la réponse aux besoins humains ne peut être assurée que par une logique du public, du commun, de la participation des citoyens. »
(Paru dans la semaine des Pyrénées du 2 décembre 2020 :
La parole au collectif 65 pour un centre de santé public )
Sur le site de la Fédération nationale des Centres de santé
2021, l’expérience PEPS démarre dans 16 centres de santé
« Selon le cahier des charges de l’expérimentation, la mise en place d’un forfait vise à encourager le décloisonnement entre professionnels de santé, l’amélioration de la qualité et de la pertinence des soins prodigués, en plaçant le patient et son parcours de santé au cœur de la prise en charge de l’équipe traitante. »
« Ce projet est porté par l’IJFR, institut de recherche commun aux centres de santé. Après plus d’un an de préparation, l’expérimentation débutera le 1er janvier 2021. Pour faire un point d’étape à la veille de ce lancement, nous avons posé 3 questions au Dr Alain Beaupin, Président de l’IJFR »
L’accès à la vaccination contre la Covid19, un nouvel épisode des inégalités de santé ?
« En effet, l’organisation des prises de rendez-vous par internet n’est pas adaptée pour nombre d’habitants notamment ceux des quartiers populaires. Le chemin pour parvenir à la prise de rendez-vous est fastidieux : disposer d’un accès internet, se connecter sur www.sante.fr, accéder à la liste des centres pour en connaître les coordonnées puis appeler pour parfois attendre plus de 30 minutes. »
« La FNCS sollicite la mise en œuvre d’actions pour favoriser un accès équitable à la vaccination. Plusieurs solutions sont possibles, laissées à la main des acteurs en fonction de la réalité de leur territoire. Il est important qu’un centre de vaccination puisse répondre à la demande de la population de son propre territoire. »
Un article de Paris Normandie concernant le centre de santé de l’agglomération de Fécamp, est paru le 30 janvier 2021. Si la télémédecine a son utilité pour éviter les problèmes de contagion de patients COVID, les médecins du centre ne sont pas favorables à la généralisation de cette pratique qui ne permet pas un examen satisfaisant du malade.
L’article présente également le rôle joué par l’infirmière déléguée à la santé publique, qui a suivi une formation appropriée. Elle suit les malades chroniques qui lui sont adressés par les médecins. Dans la durée de la consultation d’une heure, elle peut aborder l’éducation thérapeutique, la prévention… dont l’importance est primordiale pour promouvoir la santé des patients.