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Vie de l'association

L’ Association CSPLH+ a un an d’existence

L’Association CSPLH+ a un an d’existence, et, conformément à ses statuts, a tenu son assemblée générale le 26 janvier 2021.

Ce fut l’occasion de faire le point sur le chemin parcouru en un an et de dresser des perspectives d’avenir.

La pandémie en cours nous a très fortement limités dans notre action. En particulier nous avons dû remettre à plus tard notre volonté d’aller au-devant de la population, de recueillir des témoignages sur les difficultés d’accès aux soins et aux conditions de la santé en général, de partager notre projet, de recruter de nouveaux membres…

Nous nous sommes réunis régulièrement et nous avons cependant avancé. Toutes les formalités relatives au bon fonctionnement d’une association ont été accomplies.

La création de notre blog reste pour le moment le moyen essentiel de communication avec les habitants de l’agglomération havraise. Son audience reste cependant modeste : en  2020, il a été vu 1156 fois et nos statistiques ont enregistré 401 visiteurs.

Nous avons commencé à rencontrer des élus locaux. Nous avions envisagé de tenir un stand sur le marché d’Harfleur (projet reporté pour raison sanitaire…)  et ce fut l’occasion d’échanger avec Mme la Maire d’Harfleur  et son équipe. Nos propositions ont été écoutées avec beaucoup d’ouverture et de bienveillance.

Nous avons pu évoquer notre action avec le groupe d’opposition « Un Havre citoyen », qui avait mis à son programme la création d’un Centre de santé. Précisons cependant que notre association n’est liée à aucune tendance politique. Nous avons vocation à dialoguer avec tous les élus et élues, quelque soit leur bord : la santé des populations, le manque criant de médecins, présents et promis à s’aggraver,  imposent d’unir les efforts pour trouver des réponses à la hauteur des enjeux.

Nous souhaitons également rencontrer l’association Sextant, portée par des médecins libéraux, et qui promeut la recherche de solutions pour faire à la crise actuelle. Notre projet de Centre de santé ne se construit pas en opposition avec les médecins de ville. Ils font face à la demande des patients  pour laquelle ils sont  en nombre insuffisant, ce qui génère tensions et prises en charge en urgence. Centres de santé et cabinets libéraux sont complémentaires et devront collaborer pour la santé de la population.

Nous nous sommes fait connaitre de la Fédération nationale des Centres de santé qui nous fait parvenir régulièrement ses informations.

Lors de la journée interprofessionnelle d’action du 16 juin des hospitaliers, nous avons rédigé et diffusé un tract lors du rassemblement. Nous sommes solidaires des luttes de ces professionnels. Un système de santé cohérent donnerait les moyens suffisants tant aux structures hospitalières, aux accueils d’urgence et à la médecine de ville.

Concernant nos projets pour 2021, ils se déploient sur plusieurs axes :

  • Organiser nos rencontres avec les habitants,  dès que la situation sanitaire le permettra, et faire ensuite  remonter les témoignages recueillis.
  • Poursuivre les rencontres avec les élus
  • Nous faire connaître de l’Agence régionale de santé et obtenir la participation de notre association à la Commission territoriale de santé
  • Prendre contact avec des associations ou des collectifs qui mènent un combat similaire au nôtre ;
  • Diversifier notre connaissance des différents modèles de Centre de santé.

Profitons de ce petit compte-rendu de notre Assemblée générale pour remercier tous ceux qui, membres ou non de l’association, nous ont apporté un petit coup de pouce bienvenu, comme la réalisation bénévole de notre logo, l’appui financier nécessaire pour démarrer notre trésorerie…

Et pour souligner que notre santé a besoin d’une mobilisation citoyenne !

 Il y a mille et une façons de participer à cette avancée, en fonction de sa disponibilité !

Bien sûr nous serons heureux si le groupe de travail qui pilote notre activité se renforce !

Mais aussi :

  • Faire remonter vos témoignages, vos informations, vos idées, vos propositions d’actions… notre courriel est fait pour ça ! csplhetplus@orange.fr
  • Adhérer à l’association : la cotisation de 20 € par an assure notre indépendance financière et les adhésions renforcent notre légitimité.
  • Vous abonner à notre blog, relayer nos articles auprès de vos réseaux…

Toutes les propositions seront les bienvenues !

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Centres de santé

Brèves…

Notre initiative en faveur d’un Centre de santé public n’est pas isolée

Dans les Hautes Pyrénées, un « Collectif 65 pour un centre de santé public» regroupe des syndicats (CGT, FSU retraités, SUD Santé), des partis politiques ((PC,PS, FI, NPA, Generation’s), des associations (ATD Quart Monde, l’association des Familles laïques, le Planning familial , RESF, INDECOSA), des organisations citoyennes (représentants des usagers de l’hôpital, conseil citoyen)   ainsi que des professionnels (médecins, assistantes sociales…).

Ce collectif défend la même conception du centre de santé que notre association, outil au service d’une autre politique de santé :

« Cette forme de médecine nous semble ainsi correspondre aux besoins de la population, aujourd’hui confrontée à la précarité et à la paupérisation, aux angoisses crées par ces situations.


Mais aujourd’hui ces différentes structures ainsi que la Sécurité sociale connaissent depuis des années des difficultés financières dues à la politique libérale d’austérité.


C’est pourquoi nous ne séparons pas notre lutte pour des centres de santé publics de celle pour l’instauration d’un autre système économique et social qui ne serait plus fondé comme aujourd’hui sur les profits des grands trusts et fonds de pensions qui règnent sur les cliniques privées et les grands trusts pharmaceutiques. Au contraire la réponse aux besoins humains ne peut être assurée que par une logique du public, du commun, de la participation des citoyens. »

(Paru dans la semaine des Pyrénées du 2 décembre 2020 :

La parole au collectif 65 pour un centre de santé public )

Sur le site de la Fédération nationale des Centres de santé

2021, l’expérience PEPS démarre dans 16 centres de santé

« Selon le cahier des charges de l’expérimentation, la mise en place d’un forfait vise à encourager le décloisonnement entre professionnels de santé, l’amélioration de la qualité et de la pertinence des soins prodigués, en plaçant le patient et son parcours de santé au cœur de la prise en charge de l’équipe traitante. »

« Ce projet est porté par l’IJFR, institut de recherche commun aux centres de santé. Après plus d’un an de préparation, l’expérimentation débutera le 1er janvier 2021. Pour faire un point d’étape à la veille de ce lancement, nous avons posé 3 questions au Dr Alain Beaupin, Président de l’IJFR »

L’accès à la vaccination contre la Covid19, un nouvel épisode des inégalités de santé ?

« En effet, l’organisation des prises de rendez-vous par internet n’est pas adaptée pour nombre d’habitants notamment ceux des quartiers populaires. Le chemin pour parvenir à la prise de rendez-vous est fastidieux : disposer d’un accès internet, se connecter sur www.sante.fr, accéder à la liste des centres pour en connaître les coordonnées puis appeler pour parfois attendre plus de 30 minutes. »

« La FNCS sollicite la mise en œuvre d’actions pour favoriser un accès équitable à la vaccination. Plusieurs solutions sont possibles, laissées à la main des acteurs en fonction de la réalité de leur territoire. Il est important qu’un centre de vaccination puisse répondre à la demande de la population de son propre territoire. »

À Fécamp, « la télémédecine, c’est pour dépanner » notent les généralistes du centre de santé de l’Agglo

Un article de Paris Normandie concernant le centre de santé de l’agglomération de Fécamp, est paru le 30 janvier 2021. Si la télémédecine a son utilité pour éviter les problèmes de contagion de patients COVID, les médecins du centre ne sont pas favorables à la généralisation de cette pratique qui ne permet pas un examen satisfaisant du malade.

L’article présente également le rôle joué par l’infirmière déléguée à la santé publique, qui a suivi une formation appropriée. Elle suit les malades chroniques qui lui sont adressés par les médecins. Dans la durée de la consultation d’une heure, elle peut aborder l’éducation thérapeutique, la prévention… dont l’importance est primordiale pour promouvoir la santé des patients.

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